samedi 1 janvier 2011

Hymne à la Déesse-Année

Kâlî, palais royal de Pâtan

Bonne année à tous !

Voici quelques extraits d'un hymne à la Déesse-qui-engendre-et-qui-dévore-le-temps, Kâlî, pulsation de la conscience.


(1) Ô déesse, gloire à ta forme sans forme,

Forme des trois mondes,

Affranchie des concepts d'être et de non-être,

Inconditionnée,

Qui peut être atteinte par une conscience parfaitement limpide.

Gloire à ta forme non-duelle, une et pourtant multiple dans ses aspects,

Qui imprègne le monde qui s'écoule (en elle), sans (pourtant) l'altérer,

Qui est vraiment pure et (digne d'être) appelée "essence consciente".


(3-4) Gloire à ton acte miraculeux par lequel tu t'incarnes

Selon (ton) désir,

Surgi de l'intérieur,

Manifestation de la conscience dont l'essence est spontanée et insurpassable (à travers le cycle des Cinq Flots).

Puis tu diffuses la totalité des temps (à travers les roues de la Lumière et de la Félicité),

Et tu diffuses aussi ta forme terrible qu'est l'ego à travers (la roue de) l'Incarnation.

Alors, tu détruis cet (ego grâce à la roue de la Multitude), octroyant ainsi la grâce.


(5) Ô Kālī, gloire à toi qui

Divise de corps du temps en douze parts,

Tout en le manifestant en toi-même,

Sans séparation.


(8-9) (Ta) forme essentielle, une,

Comporte trois aspects : jaillissement, subsistance et résorption.

Chacun de ces aspects comporte quatre aspects : lever, durée, résorption et repos.

Gloire à ta forme dans laquelle tu multiplies ta vraie nature en ces treize (aspects),

Mise en branle du tourbillon de l'illusion (vivarta) universelle.


(16) Gloire à la mère,

Salut du monde,

Elle qui déverse le courant divin

en divisant chacun de (ses) treize aspects de cinq manières.


(17) Gloire à ta forme (incarnée dans) le sublime sanctuaire,

Débordante de la puissance de la gnose

Qui rayonne dans les roues (des yoginī) de la terre, des directions, de la parole et de l'espace,

Qui consiste en un repos incomparable.


(18) Je salue la déesse plus que suprême

Dans le royaume de la résorption résorbée,

Affranchie du bavardage (prapañca) sur l'être et le non être qu'elle manifeste (par jeu),

Toujours évidente en tout.


(19-20) Ô mère, que par ta grâce

Ce triple monde repose dans l'essence transcendante

De la déesse que j'ai contemplée

Dans le grand champ de crémation.

Ainsi, moi, Śiva, j'ai chanté cette louange de notre vraie nature

En vertu d'une parfaite et véritable absorption (en elle).

Ô Maṅgalā, puisse-t-il être bienfaisant pour moi (Śiva)

Ou pour tous (les êtres) qui sont (aussi) moi-même.


Kālikāstotra de Śivānandanātha



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